Staatsfinanzen, Wohnungsbaupolitik und Referendum

19/05/2015

Aus dem jüngsten CGFP-Nationalvorstand

Die jüngste Sitzung des CGFP-Nationalvorstandes gab die Gelegenheit zu einer Analyse der Ergebnisse der Berufskammerwahlen von März 2015, bei denen die CGFP einmal mehr als klarer Sieger hervorging. Von den 22 möglichen Mandaten konnte sie deren 21 für sich gewinnen. Dass die CGFP in der Kategorie „Carrière supérieure – Enseignement“ diesmal einen Sitz abgeben musste, erklärt sich insbesondere dadurch, dass die drei verfügbaren Sitze in der Kategorie der höheren Laufbahn in zwei geteilt wurden, nämlich in zwei Mandate für den Hochschulbereich A und in einen Posten im administrativen Bereich A1. Zusammen mit der durch einen Kooperationsvertrag eng mit der CGFP verbundenen Gewerkschaft des Gemeindepersonals FGFC konnte die CGFP demnach 25 von 27 Sitzen auf ihr Konto verbuchen und ist somit deutlicher Sieger der Wahlen zur „Chambre des fonctionnaires et employés publics“.

Hinsichtlich der für das Jahr 2017 angekündigten grundlegenden Steuerreform war es einmal mehr die Feststellung, dass die Gesamtsteuerlast bei den direkten Steuern immer mehr von den Betrieben auf die privaten Haushalte übertragen werde. Bereits im Rahmen der vorbereitenden Arbeiten zu dieser Reform, an denen die CGFP aktiv beteiligt ist, gelte es, diesen Trend zu bremsen.

Stichwort Dienstwohnungen: Auf Initiative der CGFP hatten im vergangenen März rund ein Dutzend CGFP-Fachverbände von betroffenen Bediensteten ein entsprechendes Schreiben an den zuständigen Finanzminister gerichtet mit der Aufforderung, von der Abschaffung solcher für einen gut funktionierenden Staatsdienst notwendigen Wohnungen abzusehen. Gleichzeitig hatten die CGFP-Mitgliedsorganisationen mit Unterstützung ihres Dachverbandes um eine Unterredung gebeten. Dass diese Anfrage, obwohl im Rahmen eines zweiten Schreibens in Erinnerung gerufen, bis zum heutigen Zeitpunkt unbeantwortet blieb, wurde vor dem jüngsten CGFP-Nationalvorstand mit Unverständnis zur Kenntnis genommen. Aus dem CGFP-Nationalvorstand erging dann auch ein neuer Appell an den Finanzminister, dem Ersuchen um eine diesbezügliche Unterredung endlich nachzukommen, ansonsten auf andere gewerkschaftliche Maßnahmen zurückgegriffen werden müsse.

Dass mit dem nun Ende Mai fälligen Juni-Gehalt auch die im Besoldungsabkommen erzielte Einmalprämie von 0,9 Prozent auf einem Jahresgehalt ausgezahlt werde, wurde insgesamt begrüßt. Erinnert wurde in diesem Zusammenhang daran, dass es sich dabei um ein Abkommen aus dem Jahre 2011 handle, das auf Wunsch der Regierung, mit Blick auf die damalige finanzielle Situation des Staates, mit der Zustimmung der CGFP um zwei Jahre ausgesetzt wurde. Die sechs Monate, die zwischen der Veröffentlichung der Gesetzestexte zur Dienstrechtsreform im Amtsblatt und deren Inkrafttreten liegen, wurden indes als „zu knapp“ gewertet, um die bei der Umsetzung zu erwartenden Probleme allesamt zu beseitigen. Begrüßt wurde stattdessen die Zusage des Beamtenministers, sämtliche CGFP-Fachverbände, die eine Unterredung entweder bereits angefragt hätten oder eine solche noch erbeten würden, auch zum Gespräch zu empfangen, um u.a. schon bestehende oder bei der Umsetzung auftretende Härtefälle einer Lösung zuzuführen. Auch die Bereitschaft des Beamtenministeriums, gemeinsam mit der CGFP eine Informationsveranstaltung für die CGFP-Mitgliedsorganisationen zur Dienstrechtsreform durchzuführen, stieß auf breites Interesse.

Die Ankündigung der Regierung, in naher Zukunft 800 Wohnungen schaffen zu wollen, teils über die SNHBM, teils über private Promotoren, die dann unter dem Marktpreis angeboten würden, wurde mit einer gewissen Skepsis zur Kenntnis genommen. Da die CGFP der Wohnungsbaupolitik, als eine der großen Herausforderungen überhaupt, seit jeher ein besonderes Augenmerk zukommen lässt, hat sie eine Unterredung bei der zuständigen Wohnungsbauministerin erbeten, um gerade auch in dieser Frage Klarheit zu bekommen.

Dass das Budgetjahr 2014 beim Gesamtstaat mit einem Überschuss von mehr als 300 Millionen Euro schließt, wurde vom CGFP-Nationalvorstand mit Genugtuung zur Kenntnis genommen. Die CGFP sieht sich demnach bestätigt in ihrer Vorhersage, dass sich die Staatsfinanzen weitaus schneller erholten als von interessierter Seite immer wieder dargestellt. Eine Ursache für weitere Einschnitte gerade auch im öffentlichen Dienst gebe es demzufolge keine mehr, so das Fazit.

Stichwort Krankenversicherung: Aufgrund der vorgelegten Zahlen befindet sich die Bilanz in einem prekären Gleichgewicht. Die CGFP sprach sich einmal mehr für einen uneingeschränkten Zugang aller Versicherten zu einer bestmöglichen medizinischen Versorgung aus.

Bezüglich des bevorstehenden Referendums und insbesondere der Frage um das Ausländerwahlrecht, befürwortet der CGFP-Nationalvorstand eine bestmögliche Integration über den Weg der doppelten Staatsbürgerschaft. Verweisen möchten wir in diesem Zusammenhang auf eine diesbezügliche Stellungnahme des CGFP-Nationalpräsidenten (siehe unten).

Le droit de vote pour étrangers


(enjeux, dérapages électoraux, conséquences)

Comme c’était à prévoir, au fur et à mesure qu’on s’approche de l’échéance électorale du référendum du 7 juin, les esprits s’échauffent et même s’égarent franchement, surtout à propos du droit de vote pour étrangers, malgré le consensus des protagonistes au point de départ de respecter l’objectivité et le fair-play dans les débats.

Avant de nous concentrer, une fois de plus, sur le fond du problème, nous devons d’abord faire table rase des insinuations, distorsions et allégations gratuites dont la CGFP est l’objet de la part de ses anciens et nouveaux détracteurs, pour lesquels la liberté d’opinion et d’expression ne vaut apparemment que pour eux-mêmes mais pas pour les autres. Ce faisant, nous garderons comme par le passé le haut du pavé.

D’abord, il faut rappeler que la CGFP est politiquement et idéologiquement neutre et indépendante, n’appartenant à aucun groupement politique et donc complètement libre de prendre position – ce qui, soit-dit en passant, est loin d’être toujours le cas pour ses antagonistes. Prétendre qu’elle s’est alignée sur l’ADR ou la CSV en matière de droit de vote pour étrangers est une affirmation gratuite, fausse et tendancieuse. La CGFP, depuis la loi sur la double nationalité, n’a pas caché sa préférence à cet égard, donc bien avant que les partis politiques aient pris position en matière de référendum. Affirmer qu’elle poursuit une ligne nationale populiste et même qu’elle se rapproche d’une mouvance autrefois raciste est indigne et relève de la méchanceté et de l’insulte. Nous n’avons de leçons à recevoir de personne. En passant, nous saluons publiquement l’attitude de Monsieur Aly Ruckert, qui, lors d’un club de la presse récent sur RTL, a mis en garde une collègue journaliste contre sa tendance intempestive de reléguer la CGFP dans le coin de l’extrême droite.

L’intoxication de l’opinion publique, par la propagande tambour battant des partisans du oui au référendum, aboutit à la distorsion complète du problème du droit de vote pour étrangers. En effet, quel est l’argument de base et l’objectif majeur officiellement proclamé des partisans du oui au référendum: favoriser l’intégration des étrangers dans la communauté nationale. Eh bien, c’est juste le contraire qu’ils favorisent de cette façon, car quelle motivation les étrangers auraient-ils de s’intégrer davantage si on leur offre gratuitement le droit de vote, et même sans obligation comme c’est le cas pour les Luxembourgeois? Ils auraient tous les droits alors à quoi bon s’intégrer davantage en apprenant, par exemple, notre langue nationale? L’argument qu’ils ne posséderaient pas encore le droit de vote passif ne colle pas, car dans l’idée des “pro” ce n’est qu’une question de temps; avec la boulimie réformatrice de l’actuelle coalition gouvernementale cela ne saurait tarder. Dans ce cas, est-ce seulement une vue de l’esprit que dans un avenir pas trop lointain des Ministres grand-ducaux étrangers représenteraient le Luxembourg à l’étranger?

La CGFP de son côté, malgré l’étiquette xénophobe voire même raciste que ses détracteurs ne cessent de lui coller dessus, ne s’oppose pas à ce que les étrangers résidents obtiennent le droit de vote, à condition qu’ils se décident à briguer la double nationalité en fournissant ainsi la preuve qu’ils veulent bien s’intégrer complètement. Un vieil adage populaire ne dit-il pas: “Ce qui ne coûte rien, ne vaut rien”? La voie de la double nationalité éviterait de diviser le pays en deux camps hostiles. Une pareille division en cas de crise économique grave et de chômage massif menacerait la cohésion de la communauté nationale. La double nationalité pour les étrangers n’entraîne aucun désavantage pour eux, bien au contraire, elle fera d’eux des Luxembourgeois à part entière tel que cela s’est fait déjà pour 20.000 d’entre eux dans le passé.

La campagne de dénigrement systématique déclenchée contre la CGFP, alors que plus de 15% d’étrangers font déjà partie de la Fonction publique, est d’autant moins compréhensible et insensée que la CGFP, tout comme ses détracteurs, poursuit le même objectif: intégrer les étrangers dans la communauté nationale. La pierre d’achoppement est dans la méthode: nous préconisons la double nationalité, ce qui non seulement préserve mais renforce l’unité nationale, alors que le droit de vote tel quel conduirait à la division et à une dérive politique imprévisible et néfaste dans ses conséquences ultimes.

Notre pays se retrouve toujours confronté aux séquelles de la crise et entouré de voisins jaloux de sa réussite économique, amis d’antan qui ont bien changé comme dirait Rutebeuf: “Ce sont amis que vent emporte et il ventait devant notre porte”. En politique, cela vente souvent et très fort.

Un vieux proverbe luxembourgeois vient à l’esprit: “Wann et dem Iesel ze bont gëtt, geet hien op d’Äis danzen”. Il serait temps que le bon sens reprenne le dessus et qu’on ouvre la porte à tous les étrangers résidents, volontaires à opter pour la double nationalité, pour devenir des Luxembourgeois à part entière.

Emile Haag